Une étude thermique est obligatoire pour toute construction neuve de plus de 50 m² soumise à la RE2020 : les logements depuis 2022, les bureaux et les écoles depuis le 1er juillet 2022, et la plupart des autres bâtiments tertiaires et industriels depuis le 1er mai 2026. Elle l’est aussi pour les extensions au-delà de certains seuils de surface, et pour les rénovations lourdes des bâtiments de plus de 1 000 m². Ses résultats servent à établir les attestations exigées au dépôt du permis de construire puis à l’achèvement des travaux. Voici le détail des cas, à jour en septembre 2026, et ceux où l’étude reste simplement conseillée. Pour la réaliser, adressez-vous à un bureau d’étude thermique.

Pour un projet en Île-de-France ou dans les Hauts-de-France, voir notre bureau d’étude thermique à Paris ou notre agence de Lille.

  L’étude thermique nécessaire dans la construction neuve

Toute construction neuve de plus de 50 m² concernée doit respecter la RE2020, la réglementation environnementale qui a remplacé la RT 2012. Elle s’applique aux permis de construire déposés depuis le 1er janvier 2022 pour les logements, depuis le 1er juillet 2022 pour les bureaux et les bâtiments d’enseignement primaire ou secondaire, et depuis le 1er mai 2026 pour les hôtels, restaurants, commerces, crèches, bâtiments universitaires, bibliothèques, établissements de santé et EHPAD, équipements sportifs, bâtiments industriels et artisanaux, et aérogares. L’étude thermique vérifie ses exigences de résultats :

  • le Bbio (besoin bioclimatique) : la qualité de conception du bâti, indépendamment des équipements ;
  • le Cep et le Cep,nr : les consommations d’énergie primaire, totale et non renouvelable ;
  • l’Ic énergie : l’impact carbone des énergies consommées ;
  • l’Ic construction : l’impact carbone des matériaux et des équipements, calculé par analyse de cycle de vie ;
  • les degrés-heures d’inconfort (DH) : le confort d’été pendant les épisodes de chaleur.

Au dépôt du permis de construire, le maître d’ouvrage atteste du respect du Bbio et du confort d’été ; l’ensemble des exigences est ensuite vérifié à l’achèvement des travaux. Contrairement à une idée répandue, la RE2020 n’impose pas de bâtiment à énergie positive (BEPOS) : elle fixe des plafonds de consommation et d’impact carbone.

Le cas de la rénovation lourde et des extensions

Pour des travaux sur un bâtiment existant, c’est la réglementation thermique de l’existant qui s’applique. Une étude thermique globale est obligatoire lorsque trois conditions sont réunies : le bâtiment fait plus de 1 000 m², il a été achevé après le 1er janvier 1948, et le coût des travaux de rénovation thermique dépasse 25 % de sa valeur hors foncier. Dans les autres cas, la réglementation « élément par élément » impose seulement une performance minimale à chaque élément remplacé ou installé (isolation, fenêtres, chauffage, ventilation…) : l’étude thermique n’est pas exigée, mais elle reste utile pour choisir les travaux les plus efficaces.

Une extension relève de la RE2020 selon sa surface. Jusqu’à 50 m², seules des exigences de moyens s’appliquent. Pour une maison individuelle, une extension de 50 à 80 m² doit notamment respecter le Bbio et le confort d’été, et toute la RE2020 s’applique au-delà. Pour les autres bâtiments, la RE2020 complète s’applique à partir de 150 m², ou dès que l’extension dépasse 30 % de la surface existante.

L’étude thermique pour la demande de permis de construire

Pour un projet soumis à la RE2020, le maître d’ouvrage joint à sa demande de permis de construire une attestation qui certifie le respect du Bbio et du confort d’été : elle s’appuie directement sur l’étude thermique. À l’achèvement des travaux, une seconde attestation confirme que le bâtiment livré respecte l’ensemble des exigences. Elle est établie par un professionnel habilité : architecte, contrôleur technique, bureau d’études agréé par le ministère, organisme certificateur conventionné ou, pour une maison individuelle ou accolée, diagnostiqueur DPE.

  Bâtiments tertiaires et publics

Les bureaux et les bâtiments d’enseignement primaire ou secondaire sont soumis à la RE2020 depuis le 1er juillet 2022, et leurs extensions depuis le 1er janvier 2023. Depuis le 1er mai 2026, la RE2020 s’applique aussi aux hôtels, restaurants, commerces, établissements d’accueil de la petite enfance, bâtiments universitaires et d’enseignement atypiques, médiathèques et bibliothèques, établissements de santé et EHPAD, gymnases et salles de sport, bâtiments industriels et artisanaux, et aérogares.

Pour les bâtiments tertiaires existants, le décret tertiaire impose en outre de réduire progressivement les consommations d’énergie.

 L’étude thermique pour la certification environnementale

Certains labels et certifications volontaires, comme les labels Effinergie ou la certification HQE (Haute Qualité Environnementale), exigent eux aussi une étude thermique, avec leurs propres objectifs de performance. Elle permet alors de démontrer la qualité énergétique du projet et de la valoriser auprès des acquéreurs, des locataires et des investisseurs.

 Une étude thermique a pour rôle d’orienter la construction dans un sens vertueux dès le début. En effet, ce type de conceptualisation moins énergivore apporte un rendement suffisant sans commettre d’excès. Cela doit permettre de faire face aux défis environnementaux. Cet investissement permet aussi de réaliser des économies importantes sur la durée. Sur toute une vie, ces économies sont tout à fait conséquentes.